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PostFinance

Publié le par itshould

Mais que fait la police ?Une nouvelle fois, je fais une digression... m'éloignant du thème originel de ce blog... mais peut-être pas tant que ça... et c'est la crise bancaire et financière qui m'y invite, m'amenant à voir d'étranges parallèles entre ce qui se passe en ce moment sur les marchés financiers et ce qui s'est passé ici même... les nombreux fiefs de Postindustry, ici et là, marquent une forme d'échec de l'industrie, échec qu'on se refuse à voir, à analyser... préférant une forme de déni... Personne ne cherche à analyser Postindustry... on se borne à constater que c'est comme ça: c'est pollué, on clôt les lieux, on en interdit l'accès, "circulez, y a rien à voir" et y a rien à analyser... Surveillance minimale, action zéro ou presque... le système capitaliste ne dégage pas de "ressources" pour financer le traitement de ses effets collatéraux... Un échec qui se résout par une "fermeture mentale", puis plus pratiquement dans une forme de dilution lente, par un apport continu de liquidités... ici, sur l'Affinerie ou sur la Décharge, cela saute aux yeux, c'est la pluie, "l'eau purificatrice", qui lave, qui nettoie, qui dissémine nos déchets...à chaque pluie, l'eau lessive le sol, puis va à la rivière, qui va au fleuve, qui va à la mer... On se gausse d'avoir aujourd'hui dépassé le problème de la pollution industrielle, on est entré dans l'ère du développement durable... ces sites pollués appartiendraient au passé... je n'en suis pas sûr... il me semble que, mondialisation et délocalisations aidant, on a déplacé le problème et que Postindustry, loin de régresser continue de s'étendre, en des lieux moins réglementés... aujourd'hui, dans nos sociétés ultra-financiarisées, la crise se résout de la même manière que sur Postindustry: en injectant des liquidités, beaucoup de liquidités... et puis on circonscrit le problème, on l'isole pour ne plus le voir, on le met sous le tapis... de la même manière qu'on a créé hier ces "zones interdites", ces Bad Lands, enclaves polluées vouées à l'oubli et au déni, on crée, comme nous le montre aujourd'hui le "règlement du cas Dexia", des structures de défaisance, des Bad Banks, des zones de stockage de produits financiers toxiques... qui elles aussi un jour prochain se rappeleront à notre bon souvenir... Il se trouvera alors bien quelqu'un pour écrire les chroniques de PostFinance... 

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